Près de 25 millions d’Algériens étaient appelés aux urnes le jeudi 2 juillet pour élire une nouvelle Assemblée populaire nationale. Cependant, Le Matin d’Algérie souligne que le taux de participation, historiquement bas à moins de 21 %, symbolise une défiance grandissante du peuple envers le processus électoral.
Les résultats de cette élection ne traduisent pas une contestation bruyante, mais plutôt un "Hirak silencieux". Cela manifeste une réponse politique d'un peuple lassé des évènements électoraux considérés comme des mascarades, entachés de mensonges et de manipulations flagrantes.
Le taux de participation, si faible qu'il en devient accusateur, indique plus qu’un simple désintérêt ; il révèle une méfiance profonde envers le président Tebboune et son gouvernement, au pouvoir depuis décembre 2019. Selon de nombreux observateurs, cette situation montre que les Algériens ne croient plus ni à l'utilité du vote, ni à la transparence du processus, ni à la possibilité d'un changement véritable.
Le plus étonnant, selon des analystes politiques, est que le pouvoir semble ignorer la cause de cette défiance, enracinée dans ses propres méthodes. À chaque scrutin, le même schéma se reproduit : un cadre électoral restrictif, des candidatures filtrées, et un discours officiel sur la transparence qui sonne désormais creux.
Témoignage d’un désaveu silencieux
Le régime aspire à disposer de citoyens obéissants plutôt que d’électeurs réellement souverains. En effet, il recherche le consentement plutôt que des choix politiques authentiques. Le message, à travers une participation de seulement 10,67 % dans la diaspora, est clair : même hors du territoire national, les Algériens refusent de cautionner une farce électorale.
Il apparaît évident que cette abstention est un acte politique de masse. Elle signale que le pouvoir a sérieusement échoué à convaincre, à mobiliser ou à représenter une alternative valide. Même en réprimant, en emprisonnant ou en manipulant les médias, on comprend que la survie d'un régime ne se limite pas à sa capacité à éviter la critique ; il est également crucial qu'il échappe au ridicule.
Le 2 juillet 2026, les Algériens ont donc dit « non » à des élections qu'ils jugent manipulées. Ce refus, bien que silencieux, est d’une clareté troublante. Pour le pouvoir, la tentative de faire voter un pays en apparence harmonieuse s'est traduite par un rejet retentissant de son autorité. Négliger ce message serait ignorer la voix du peuple algérien, une erreur qu’on soupçonne le régime de réitérer.







