« Je n’ai rien fait, je n’ai rien à me reprocher » : quatre condamnés au tribunal de Libourne pour trafic de cannabis et cocaïne

Un procès révélateur sur les liens familiaux et le trafic de stupéfiants.
« Je n’ai rien fait, je n’ai rien à me reprocher » : quatre condamnés au tribunal de Libourne pour trafic de cannabis et cocaïne
L’un des cinq prévenus a été relaxé pour les faits de trafic. © Crédit photo : Archives Stéphane Klein
Le jeudi 2 juillet 2026, quatre hommes ont été jugés au tribunal de Libourne pour des affaires de trafic de stupéfiants.

Ce jour-là, dans la salle du tribunal libournais, cinq prévenus se sont retrouvés face à la justice. En raison de l'espace restreint, seulement quatre d'entre eux avaient la possibilité de s'assoir, entourés d'avocats et de policiers. Ils sont accusés de trafic de drogues entre le 1er janvier 2025 et le 18 mai 2026. Tout débute par un signalement dans une résidence libournaise. Plusieurs voisins avaient remarqué qu'un individu traînait régulièrement aux abords de l'immeuble, avec un va-et-vient suspect de voitures, des échanges d'argent et de pochons dans la rue. Alertée, la gendarmerie a alors mené une enquête qui a abouti à l'arrestation de cinq personnes, dont trois membres d'une même famille.

Au cours des quatre heures d'audience, la question de l'implication de chaque individu s'est révélée centrale. Le plus jeune prévenu, âgé de 18 ans, a fait état de pressions exercées par son demi-frère, également jugé, pour le pousser à entrer dans le milieu du trafic. « Il a fait du trafic, il sera condamné pour cela. La question, c’est de savoir s'il s’agissait d'une contrainte de sa part,» a déclaré l’avocate du jeune homme. Pendant ce temps, son demi-frère répétait inlassablement : « Je n’ai rien fait, je n’ai rien à me reprocher.» Leur oncle, également sur le banc des accusés, a affirmé ne rien avoir à voir avec ce trafic malgré des liens familiaux étroits.

Finalement, le demi-frère a été relaxé des accusations de trafic en raison d'un manque de preuves, mais a tout de même écopé de six mois de sursis pour usage illicite de stupéfiants. Quant aux autres prévenus, leurs peines varient entre six à dix-huit mois, assorties de sursis probatoire et d'obligations de soin et de travail. De plus, ils sont sous une interdiction de contact entre eux. Ce procès illustre ainsi les complexités et les enjeux familiaux qui peuvent influencer des parcours criminels.

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