"Je t'ai promis que ton prénom traversera la France entière." Lors de ce rassemblement en mémoire de Louis, victime d'une agression brutale, sa mère a promis de lutter pour que les sanctions envers ses meurtriers soient proportionnelles aux actes commis.
"Je me battrai pour qu'ils prennent tous 30 ans ferme, incompressibles. Je ne veux plus d'excuse de minorité. Nous allons redonner tout le sens au mot perpétuité", a-t-elle affirmé devant la foule.
Cinq jeunes, dont trois mineurs, mis en examen
Le drame s'est déroulé le 19 juin dernier, lorsque Louis a été agressé sur un chantier à Narbonne, dans un guet-apens filmé par ses assaillants. Après avoir été laissé inconscient, il a été retrouvé par un ouvrier le lendemain mais est décédé le 23 juin, des suites de ses blessures.
Les autorités ont rapidement interpellé cinq jeunes, dont trois mineurs, qui ont été mis en examen pour tentative d'assassinat et placés en détention provisoire.
Cette marche a rassemblé plusieurs centaines de personnes, une manifestation d'empathie et de solidarité qui a eu lieu juste après une autre marche à Carcassonne, où son père a déclaré vouloir éviter toute récupération politique.
Réactions politiques et médiatiques
La mort de Louis a suscité un tollé, notamment du côté de l'extrême droite, avec Marine Le Pen dénonçant une "barbarie du quotidien" et Jordan Bardella évoquant un "ensauvagement" de la société. Le procureur de Narbonne a précisé que le crime n'était pas motivé par des raisons raciales, tentant ainsi de calmer une polémique grandissante.
Des figures d'extrême droite, telles que Marion Maréchal ou Éric Zemmour, ont également fait savoir leur intention de participer à cette marche, ajoutant une dimension politique à l'événement. Dimanche dernier, une autre manifestation à Narbonne avait vu la participation d'environ 300 militants identitaires scandant des slogans provocateurs, montrant un autre visage du soutien à Louis.







