Lors d'une conférence de presse, Donald Trump a émis des menaces inquiétantes vis-à-vis de l'Iran, affirmant que le pays pourrait être "entièrement détruit en une seule nuit", une perspective alarmante qui pourrait se réaliser dès demain, mardi.
Le président a précisé que l'armée américaine pourrait annihiler les infrastructures iraniennes, y compris les ponts et les centrales électriques, en seulement quatre heures si les demandes adressées à Téhéran n'étaient pas satisfaites avant 20h00 (00h00 GMT).
Au cours de son intervention, Trump a semblé sans remords quant aux implications internationales de ses menaces, affirmant qu'il ne craignait pas d'être accusé de crimes de guerre dans le cadre d'une action militaire contre des infrastructures civiles. Il a même insinué que la population iranienne serait favorable à une telle action, disant que les Iraniens étaient prêts à "souffrir pour la liberté". Cette affirmation intrigue, notamment au vu de son incapacité à fournir des preuves tangibles, comme l'affirme Le Monde.
Les propos de l'ex-président américain ont pris un tour contradictoire, oscillant entre une escalade des tensions et des intentions de négociation. Lors de la même conférence, il a noté que les dirigeants iraniens semblaient négocier de "bonne foi", tout en les accusant de "manipuler" les présidents américains précédents.
Même en parlant de discussions anciennes, Trump a proposé la réouverture du détroit d'Ormuz comme condition à tout cessez-le-feu, malgré ses précédentes déclarations affirmant que les enjeux de cette voie maritime, cruciale pour le commerce pétrolier, ne l'importaient guère.
Le président a également pris le temps de saluer le succès d'une opération de sauvetage d'un aviateur américain, profitant de cette occasion pour faire l'éloge de l'armée, qui selon lui, a su "captiver le monde entier" avec cette mission. Cette opération, qui a mobilisé plus de 170 avions militaires, a cependant soulevé des questions sur le coût humain et matériel de telles interventions.
Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a même fait un parallèle avec des récits religieux lors de cette conférence, qualifiant la mission de "résurrection" dans un élan de rhétorique effrénée.
Trump a également menacé les journalistes ayant divulgué des informations sensibles concernant la recherche d’un membre de l'équipage d'un avion abattu, ciblant particulièrement des médias comme CNN et le New York Times.
Lors d'une intervention matinale dans les jardins de la Maison Blanche, Trump a évoqué son désir de s'emparer du pétrole iranien, tout en reconnaissant que les Américains souhaitaient avant tout un retour à la paix. "Ils sont stupides", a-t-il conclu, soulignant sa méfiance face à l'opinion publique sur la guerre.
Au pupitre, Trump a évoqué l'existence d'un plan permettant aux États-Unis de percevoir une sorte de droit de passage dans le détroit d'Ormuz, sans toutefois en préciser les modalités.







