Dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles, Pierre Meurin, député RN du Gard, exprime ses préoccupations face au retour potentiel des Zones à Faible Émissions (ZFE) grâce à un accord entre la macronie et les Républicains.
Meurin souligne que les ZFE, qui avaient été abolies lors de l'examen du projet de loi de simplification de la vie économique, pourraient finalement revenir en raison de tensions politiques. "Nous pensions que la suppression des ZFE était acquise", déclare-t-il, fébrile à l'idée que la droite cède à une pression politique pour préserver un dispositif jugé inefficace pour la qualité de l'air.
Le député dénonce également un "ségrégationnisme territorial" que ces zones pourraient exacerber, en particuliers pour les classes populaires et les habitants des zones rurales. "La droite sacrifie son engagement au profit d'un texte de simplification qui, de surcroît, n'apporterait que des mesures insignifiantes," déplore Meurin.
La situation met en lumière l'incohérence des Républicains, dont certains membres, qui avaient soutenu une telle suppression, semblent maintenant faire marche arrière. "Les électeurs apprécieront cette incohérence," prévient-il.
Il questionne également l'acharnement de la macronie à maintenir les ZFE malgré de nombreuses résistances. Cette position pourrait être alimentée par un mélange de badge politique et d'une volonté de préserver un symbole environnemental déjà entaché, héritage de la Convention citoyenne pour le climat.
Enfin, tout en admettant que la lutte contre le retour des ZFE sera difficile, il rappelle que le Rassemblement National continuera à s'opposer résolument à ce qu'il considère comme des mesures punitive. "L'écologie punitive sera un enjeu majeur pour nous dans les prochaines élections," conclut Meurin.







