Lors des négociations tenues à Islamabad, les Etats-Unis et l'Iran n'ont pas réussi à parvenir à un accord durable visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Le vice-président américain, JD Vance, a annoncé ce revers, qualifiant l'échec des discussions de "mauvaise nouvelle", tout en soulignant que ce sont finalement les autorités iraniennes qui en souffriront le plus.
"Nous rentrons chez nous sans accord", a déclaré M. Vance lors d'une conférence de presse. Son commentaire souligne l'absence de compromis venant de Téhéran sur l'une des revendications centrales : l'abandon de son programme nucléaire, un sujet cruciaal depuis le déclenchement des hostilités le 28 février qui ont entraîné des milliers de pertes humaines et perturbé l'économie mondiale.
L'officier américain a fait référence à une "offre finale" présentée à l'Iran, espérant que cette dernière sera examinée sérieusement. L'Iran, cependant, a attribué l'impasse à des "exigences déraisonnables" formulées par les Etats-Unis, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.
Les pourparlers, qui ont été médiés par le Pakistan et se sont étendus sur 21 heures, représentent un niveau de discussions sans précédent entre Washington et Téhéran depuis la Révolution islamique de 1979. Celles-ci ont suivi un cessez-le-feu temporaire, convenu mercredi, avec l'espoir d'une trêve durable.
La délégation américaine, dirigée par JD Vance, comprenait également des figures influentes comme Steve Witkoff et Jared Kushner. Côté iranien, des personnalités politiques de premier plan telles que Mohammad Bagher Ghalibaf et Abbas Araghchi ont pris part aux pourparlers.
Avant la clôture des discussions, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, avait évoqué divers sujets discutés, y compris le détroit d'Ormuz et la question nucléaire. Cependant, JD Vance a mis l'accent sur la nécessité d'un engagement formel de la part de l'Iran sur son programme nucléaire, tout en omettant de mentionner le détroit d'Ormuz lors de sa déclaration.
Ce passage maritime essentiel pour le transport des hydrocarbures reste largement bloqué par l'Iran depuis le début du conflit, entraînant des répercussions économiques significatives à l'échelle mondiale.
L'armée américaine a, quant à elle, annoncé que deux de ses destroyers ont traversé le détroit d'Ormuz dans le cadre d'opérations militaires. La réaction des Gardiens de la Révolution a été rapide, avertissant qu'ils réagiront avec "fermeté" à tout navire militaire traversant la zone.
Donald Trump, quant à lui, a affirmé qu'il n'était pas préoccupé par les négociations, insistant sur le fait que les Etats-Unis ont déjà eu raison de l'Iran militairement.
Le conflit a déjà causé plus de 2 000 morts au Liban et des frappes israéliennes récentes ont encore aggravé la situation, impliquant des bilans tragiques. Les plus récentes actions militaires d'Israël ont fait au moins 357 morts en une seule journée, selon des sources locales.
Alors que des discussions devraient avoir lieu entre le Liban et Israël à Washington, le climat de méfiance reste palpable, en particulier du côté du Hezbollah.
Benjamin Netanyahu a exprimé son souhait d'un accord de paix "qui résistera au temps", mais avec les tensions persistantes, la stabilité dans la région semble encore éloignée.







