Le ministre du Travail et des Solidarités, Sébastien Lecornu, va recevoir lundi 13 avril à 18 heures les organisations syndicales concernant la potentielle ouverture au travail le 1er Mai. Cette rencontre s'inscrit dans un contexte délicat de tensions entre le gouvernement et les syndicats.
"Il n’y aura pas de passage en force", assure Sébastien Lecornu, soulignant l'importance de cette réunion pour cerner précisément quels commerces seraient concernés par une ouverture au travail ce jour-là.
Toutefois, la commission mixte paritaire, qui serait responsable de l'éventuelle adoption d'une telle loi, n’a pas encore été convoquée. Le gouvernement prend le temps nécessaire pour parvenir à une solution jugée acceptable, qui préserverait les intérêts des commerces de proximité.
Un appel des huit grandes instances syndicales
Les dirigeants des principales centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) ont adressé le 12 avril une lettre conjointe à Lecornu, exprimant leur inquiétude face à un éventuel passage en force relatif à la proposition de loi sur le travail le 1er mai.
"Monsieur le Premier ministre, on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives", ont déclaré les syndicalistes dans leur lettre transmise à l'AFP par la CGT. Ils soulignent la nécessité de préserver la démocratie sociale et politique, et demandent donc de ne pas convoquer cette commission mixte paritaire.







