La navigation dans le détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce mondial, devient le centre des négociations diplomatiques. Le président américain Donald Trump a récemment utilisé son réseau Truth Social pour avertir que les "navires d'attaque rapide" iraniens qui auraient l'audace de braver le blocus des ports iraniens, mis en place à 16 heures, seront "immédiatement ÉLIMINÉS". Simon Smith, analyste politique au think tank de la Brookings Institution, souligne que cette déclaration accroît les tensions et pourrait entraîner des conséquences régionales.
La veille, Trump avait donné un ultimatum pour interdire la navigation de tous les "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens", tandis que ceux empruntant le détroit d'Ormuz pourraient continuer à circuler. En réponse à ces manœuvres, l'armée iranienne a dénoncé le blocus comme "illégal", le qualifiant même d'"acte de piraterie". "Si la sécurité des ports de la République islamique d'Iran est menacée, aucun port du Golfe Persique et de la mer d'Oman ne sera en sécurité", a-t-elle mis en garde.
Lors d'un point presse à la Maison Blanche, Trump a évoqué une possible résolution du conflit, déclarant : "Je peux vous dire que l'autre camp nous a appelés. Ils voudraient faire un accord, à tout prix". Son propos fait suite à l'échec des pourparlers au Pakistan, une tentative de désescalade des hostilités au Moyen-Orient. Selon le président américain, "trente-quatre navires ont franchi le détroit d'Ormuz dimanche, soit le plus grand nombre depuis le début de cette fermeture insensée".
Respecter la liberté de navigation
Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a appelé "toutes les parties" à "respecter la liberté de navigation, y compris dans le détroit d'Ormuz, en accord avec le droit international". "Conformément au droit international, aucun pays n'a le droit d'interdire le droit de passage inoffensif ou la liberté de navigation dans les détroits internationaux utilisés pour le transit international", a ajouté Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI).
De son côté, la France et le Royaume-Uni prévoient d'organiser "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz. Ce contexte souligne l'importance d'une intervention internationale pour préserver les enjeux commerciaux mondiaux.







