Aux Etats-Unis, le directeur du FBI, Kash Patel, exprime son indignation face à un article publié par The Atlantic. Lundi, il a annoncé son intention de poursuivre le journal et la journaliste Sarah Fitzpatrick pour diffamation, exigeant 250 millions de dollars de dommages et intérêts. Cette procédure juridique fait suite à un article de CNN qui remet en question son comportement personnel et ses compétences à la tête de l'agence.
Dans sa plainte, Patel dénonce des affirmations qui le présentent comme quelqu'un ayant des « absences » fréquentes, impliqué dans un comportement de « fêtard » dû à une consommation excessive d'alcool, ainsi qu'une qualification d'« instable », ce qui serait préjudiciable à la sécurité nationale. Il considère que ces allégations, qu'il juge mensongères, portent atteinte à sa réputation professionnelle et à son autorité.
The Atlantic défend son enquête
Les avocats de Kash Patel affirment que The Atlantic a agi avec « malveillance réelle », un critère légal élevé dans les litiges de diffamation. Ils reprochent à la publication de ne pas avoir effectué les vérifications nécessaires et d'avoir négligé des éléments allant à l'encontre de ses conclusions avant de publier l'article. De son côté, The Atlantic maintient que son enquête repose sur des sources anonymes multiples issues de divers cercles politiques et institutionnels.
Sarah Fitzpatrick, sur la chaîne MS Now, a réagi aux menaces de procès, en affirmant qu'elle soutenait chaque mot de son enquête et qu'elle avait l'appui d'excellents avocats. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la liberté de la presse et la responsabilité des médias dans leurs reportages, un sujet débattu par de nombreux spécialistes du secteur.







