Quatre mois après l'incendie tragique survenu à Crans-Montana, des familles italiennes se retrouvent confrontées à des factures médicales exorbitantes, certaines atteignant des dizaines de milliers d'euros. Cette situation a suscité une vive polémique en Italie.
Umberto Marcucci, l'un des parents touchés, raconte le choc émotionnel qu'il a ressenti à la réception d'une facture de près de 75 000 euros pour les soins prodigués à son fils de 16 ans à l'hôpital de Sion, dans le Valais, après cette tragédie. "Nous avons pensé : 'C'est fou d'avoir si peu d'empathie', indique-t-il. 'Aujourd'hui, nous devons nous concentrer sur la santé de nos enfants, et non sur ces questions économiques'.”
Le 31 décembre, alors qu'une fête de fin d'année battait son plein au bar Constellation, l'incendie a causé la mort de six personnes et a blessé dix autres, dont des jeunes Italiens. La facture reçue par plusieurs familles est en fait une copie : le montant réel doit être pris en charge par l'État italien, selon les accords bilatéraux. Toutefois, Giorgia Meloni, Présidente du Conseil des ministres, a exprimé son mécontentement, déclarant : "Si cette requête était formalisée, l'Italie la renverrait à l'expéditeur sans aucun suivi".
L'application des accords prévus entre les pays
Les autorités suisses, tout en reconnaissant avoir commis une erreur sur la forme, défendent leur décision comme étant conforme aux protocoles en vigueur entre les deux nations. Doris Bianchi, directrice de l'Office fédéral des assurances sociales, a précisé : "Ces accords stipulent que les citoyens italiens blessés en Suisse ont accès aux soins médicaux, mais que le coût est à la charge de la sécurité sociale italienne".
Cela a suscité l'indignation des responsables italiens, d'autant que les deux jeunes Suisses blessés lors de l'incendie, traités en Italie, n'ont eu aucun frais à acquitter. Ce manque d'équité soulève des questions sur la solidarité entre les nations et la gestion des conséquences de telles tragédies.







