Il est crucial de rappeler que toute référence à une supériorité par la race, l’ethnie ou la couleur de peau est intolérable et nuit au vivre-ensemble humaniste.
Jean Oger, de Tours (Indre-et-Loire) : « Racisme : derrière les chiffres, quelles réalités au quotidien ? Un après-midi, je monte dans un tram à Tours et m’assois près d’un homme d’origine maghrébine. En face de nous, un contrôleur de couleur, en train de dresser une contravention à mon voisin.
« Défendre un contrôleur noir ferait de moi un raciste… »
« Tout semble calme jusqu'à ce que le contrôleur remette un document à son interlocuteur. Ce dernier se lève et s'écrie : “ Raciste, t’es un raciste ”. Je me tourne alors vers lui, et dis : “ Monsieur, n’utilisez pas ce terme, il est inapproprié ici. ”
« Le Maghrébin se retourne : “ Pourquoi dis-tu cela? ”. Je réponds : “ Lorsqu’un individu défend les lois, il est catalogué comme raciste. Ce monsieur fait simplement son travail. ” Il rétorque : “ Alors, tu es un raciste, un sale raciste.” Dans ce cas, défendre un contrôleur noir revient à être considéré comme raciste. C’est absurde! »
Radicalisation
Roger Cabon, de Bressuire (Deux-Sèvres) : « Les Français sont-ils tous racistes ? Certainement pas, mais rappelons que la France a eu un président du Sénat d'origine noire, Gaston Monnerville. Dans ma région, le May-sur-Èvre a eu pour maire pendant vingt-cinq ans Auguste Senghor, membre de l’Académie française et neveu de Léopold Sédar Senghor.
« Il est frappant de voir qu’à une époque où la langue ne doit plus évoquer le noir, l’élection de son neveu dans une terre de traditions prouve que le racisme est loin d'être omniprésent. Toutefois, la polarisation des opinions est préoccupante ! »
« Dialogue » précise : En Bretagne, l’élection de Kofi Yamgnane s’est centrée sur ses compétences et son humanisme.
Football dégradé
François Monnier, de Blois (Loir-et-Cher) : « Le football est en déroute, sombrant dans une médiocrité alarmante ! Nous, vétérans de ce beau jeu qui traversait les frontières, assistons maintenant à un spectacle déchiré par des comportements inacceptables.
« Nous vivons une époque où les valeurs du sport s’effritent, remplacées par des actes de violence et des discours haineux. Le football est devenu un champ de bataille où s’affrontent supporters et délinquants, balayant les héritages moraux d'antan. Albert Camus, qui a dit “ Tout ce que je sais de la morale, je le dois au football. ” aurait du mal à reconnaître son sport aujourd’hui, désormais absorbé par le business à tous crins. »







