Le cessez-le-feu de trois jours, récemment négocié avec l'aide des États-Unis et révélé par le président Donald Trump, est déjà entaché de conflits. Selon les autorités ukrainiennes, ce dernier aurait été transgressé à près de cinquante reprises. De son côté, la Russie a aussi signalé des attaques contre ses forces.
Le 9 mai, l'Ukraine a déclaré que «depuis le début de la journée, les attaques menées par l'agresseur ont atteint 51», d'après un rapport de l'état-major. Par ailleurs, l'aviation ukrainienne mentionne avoir observé le lancement de 44 drones russes entre 18 heures et 15 heures GMT, marquant un niveau d'activité aérienne relativement bas.
En réaction, le ministère russe de la Défense a affirmé que «malgré la déclaration de cessez-le-feu, des groupes armés ukrainiens ont effectué des frappes par drones et artillerie contre nos troupes», sans fournir de chiffres précis. Des pertes humaines ont été signalées des deux côtés du conflit.
Il convient de noter qu'une offensive menée par des drones russes a causé la mort de deux civils et blessé trois autres dans les régions de Zaporijjia et de Dnipropetrovsk, d'après les autorités locales. Dans la région de Belgorod en Russie, un drone ukrainien a blessé trois personnes, selon Viatcheslav Gladkov, le gouverneur régional.
Avec deux précédentes tentatives de trêve échouées, le président Trump a annoncé un cessez-le-feu de trois jours, débutant ce samedi. Les gouvernements de Kiev et de Moscou ont rapidement validé cette initiative, incluant un projet d'échange de prisonniers.
Trump a exprimé son espoir que ce cessez-le-feu soit «le début de la fin d'une guerre très longue», ajoutant que l'accord comprendrait «un échange de 1.000 détenus de chaque côté». Cependant, un conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, a souligné qu'aucune prolongation de la trêve n'avait été convenue, laissant planer des doutes sur la stabilité de cet accord précaire.







