Après avoir initialement annoncé son intention de quitter la France, Boualem Sansal, écrivain franco-algérien, a finalement décidé de poser ses bagages dans l'Hexagone. Ce changement de cap est survenu à la suite d'une période de tensions qui ont suivi son changement d'éditeur, laissant place à un véritable coup de colère de sa part.
« C’était un coup de colère. Je suis Français de nationalité, et les témoignages de sympathie que je reçois dans la rue m'ont beaucoup touché. Mon incarcération a en effet marqué les esprits en France », a-t-il expliqué dans une interview accordée à Ouest-France le 8 mai dernier.
Une décision marquée par la colère
Plus tôt, lors d'une cérémonie à Bruxelles, l'auteur de 81 ans avait surpris son public en déclarant vouloir s’établir définitivement en Belgique. « La France, c'est fini pour moi. Je ne compte plus y rester longtemps », avait-il lâché à l’AFP.
Dans un entretien avec Le Figaro, Sansal a évoqué la souffrance qu’il ressent face aux critiques qui l’ont accompagné depuis son retour d’Algérie, où il a passé un an en détention. Cette situation a été exacerbée par son choix de quitter Gallimard pour Grasset, une maison d'édition qui suscite des controverses.
« Le départ de Gallimard a été accueilli par une cabale dans les médias. Je me sens traîné dans la boue à longueur de temps. Je suis devenu la cible à abattre », a-t-il déploré, comme rapporté par Ouest-France.
Préparez-vous à accueillir son nouvel ouvrage, La Légende, qui sortira le 2 juin prochain. Ce livre traitera en large part de son année de détention en Algérie, qui a débuté après avoir contesté les frontières du pays. En novembre 2024, il a été arrêté et condamné à cinq ans de prison pour « atteinte à l'unité nationale ». Heureusement, il a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune après un an d'internement.







