En quittant la direction du parti, Boris Vallaud contraint les Socialistes à choisir clairement leur stratégie pour désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2027.
En claquant la porte des instances du PS, Boris Vallaud accélère les décisions que le parti doit prendre pour la présidentielle de 2027. Le PS doit choisir entre une primaire et soutenir Raphaël Glucksmann, actuellement en tête des sondages.
Le vendredi 8 mai 2026, le député des Landes, qui avait soutenu Olivier Faure lors du dernier Congrès du PS, a informé par écrit que son courant « Unir » quittait la direction du parti. Ce départ, qui fait suite à des mois de tensions, a été condamné par le mandataire de son courant, le sénateur Alexandre Ouizille, qui évoque une « collégialité bâclée » et une « stratégie d'isolement et d'enlisement ».
Désaccord sur la Primaire
Le principal désaccord provient de la volonté d'Olivier Faure d'accepter une primaire non-mélenchoniste, soutenue par les Écologistes et certains anciens Insoumis, créant des tensions internes. La participation à cette primaire est défendue par les proches de Faure comme un moyen d'éviter la multiplication des candidatures et la dispersion des votes.
En attendant, des figures de la social-démocratie comme Raphaël Glucksmann (Place publique) et François Hollande continuent de plaider pour un candidat désigné sur la base de sondages plutôt que par une primaire. Un responsable socialiste a déclaré que François Hollande « va observer la dynamique sondagière » et pourrait soutenir Glucksmann s'il persiste à être en tête des intentions de vote.
Lire aussi







