Fin 2025, le Service de sécurité d'Ukraine (SSU) a interpelé un jeune homme de 20 ans, Serhii, lorsqu'il s'apprêtait à commettre un attentat téléguidé par des opérateurs russes. Ce cas n'est pas isolé, puisque 1 110 individus ont été identifiés en Ukraine dans des actes similaires.
Des Ukrainiens qui s'en prennent à leur propre terre ? Ce n'est pas simplement un scénario de dystopie. En octobre 2025, le cas de Serhii a mis en lumière une réalité inquiétante : un homme originaire d'Odessa a confessé avoir incendié un véhicule militaire à Kiev, motivé par une offre finançant ses actes par 500 dollars. Il devait ensuite se rendre à Mykolaiv pour exploser un autre engin avant d'être interpellé par le SSU.
Comme l'explique le média local Suspilne et relayé par Franceinfo, Serhii se retrouve dans cette spirale après avoir perdu son emploi et son logement. En parcourant Telegram, il découvre une annonce promettant de l'argent pour un « travail ». "J'ai demandé ce que c'était, et la réponse était incendie criminel. J'étais désespéré et j'ai accepté," explique-t-il.
1 110 personnes impliquées ont été retrouvées
Concernant l'attaque prévue, le jeune homme n'a pas eu l'occasion de terminer l'assemblage de son engin explosif avant d'être appréhendé dans son appartement. Selon Dmytro, un officier du SSU, "tout cela devait être filmé et supervisé par des agents russes. Au moment où il s'approchait, Serhii aurait déclenché la détonation à distance". Actuellement en détention, il risque jusqu'à douze ans d'emprisonnement.
Depuis 2024, la lutte de l'Ukraine contre ces actes terroristes a mis en lumière que des milliers de cas, similaires à celui de Serhii, témoignent de la manipulation pernicieuse orchestrée par des agents étrangers. Ces sondages mettent en avant un besoin crucial d'éducation sur les dangers de la radicalisation.







