Le lundi 11 mai, les autorités de santé américaines ont annoncé que dix-huit passagers du navire d’expédition MV Hondius étaient sous surveillance dans plusieurs établissements médicaux aux États-Unis en raison d'une exposition potentielle à l’hantavirus Andes. Parmi eux, un voyageur a été testé positif après leur rapatriement des îles Canaries, où le navire avait fait escale.
La majorité des passagers concernés ont été transférés vers un centre spécialisé à Omaha, dans le Nebraska. Seize personnes y sont surveillées, incluant le patient positif qui, selon les autorités, ne montre « actuellement aucun symptôme ». Deux autres passagers, un couple hospitalisé à Atlanta, sont également placés en isolement après l’apparition de symptômes chez l’un d’eux.
Le risque pour la population jugé faible
Lors d’une conférence de presse, Brian Christine, un responsable du ministère de la Santé, a souligné le faible risque que représente l’hantavirus pour le grand public. « Le risque reste très faible », a-t-il précisé, ajoutant que cette souche du virus « ne se transmet pas facilement et nécessite un contact rapproché avec une personne symptomatique ».
Cependant, les autorités sanitaires prennent la situation avec sérieux. Tous les passagers resteront sous observation pour plusieurs jours, afin de réaliser des examens complémentaires. Le gouverneur du Nebraska, Jim Pillen, a confirmé que des mesures sécuritaires strictes sont en place : « Nous veillons à ce que personne ne quitte ces lieux de manière non sécurisée ».
Mesures de suivi en cours
Des passagers ayant quitté le MV Hondius plus tôt sont également suivis dans plusieurs États. Brendan Jackson, des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), a indiqué que des protocoles sont en place pour permettre un isolement à domicile si nécessaire et pour garantir un accès sécurisé aux tests.
Interrogé quant à l’évolution de la situation, Donald Trump a indiqué qu’elle semble maîtrisée, affirmant : « Cela ne semble pas facile à transmettre. Nous sommes en bonne situation ». Le président a également évoqué sa satisfaction concernant la décision des États-Unis de se retirer de l’Organisation mondiale de la santé.







