Condamné à sept ans de prison et détenu depuis près d'un an en Algérie, Christophe Gleizes a eu la première visite d'un diplomate français, Bruno Clerc, consul à Alger, ce lundi. Cette rencontre a été confirmée par Thibaud Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), qui a relayé que le journaliste se porte bien, tant physiquement que moralement.
La possibilité de cette rencontre avait été discutée lors d'une réunion entre le président algérien Abdelmadjid Tebboune et la ministre française déléguée aux Armées, Alice Rufo, vendredi à Alger. Sa mère, Sylvie Godard, a exprimé sa satisfaction, notant que cela pourrait signifier une avancée dans les relations franco-algériennes.
Un dialogue rétabli entre Paris et Alger
La famille de Gleizes l’a visité pour la dernière fois le 2 février, alertant sur ses conditions de détention difficiles : isolement, accès limité au téléphone et aux visites, et communications avec ses proches restreintes. Arraché à sa liberté suite à un reportage en Kabylie en mai 2024, Gleizes a été condamné en appel pour « apologie du terrorisme ».
Récemment, ses proches ont annoncé qu'il avait décidé de retirer son pourvoi en cassation, une démarche qui pourrait ouvrir la voie à une demande de grâce auprès du président Tebboune. Les observateurs notent que cela coïncide avec un assouplissement des tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie, qui ont souffert ces dernières années.
La visite d'Alice Rufo est symptomatique de cette évolution. Le but affiché est de « restaurer un dialogue efficace » entre les deux nations, selon des sources à l'Élysée. Les autorités françaises espèrent que ce contact pourra faciliter une meilleure compréhension sur des sujets aussi délicats que les droits de l'homme et la liberté de la presse.







