Le départ surprenant du chef des députés socialistes, Boris Vallaud, laisse plancher l'option d'une primaire de gauche sans élan.
Le député ex-insoumis François Ruffin s'est engagé à être candidat aux élections présidentielles de 2027 si aucune primaire n'est organisée pour choisir le représentant de la gauche non-mélenchoniste. Cette déclaration a été faite lors de son intervention sur France Inter, le 12 mai 2026. « Je préfère une primaire, car je pense qu'il n'y a pas d'autre moyen, mais si cela n'arrive pas, je suis prêt à me lancer. Nous avons récolté 100 000 signatures en seulement quinze jours, ce qui démontre un véritable soutien populaire », a-t-il argué.
La possibilité d'une primaire de gauche hors LFI semble de plus en plus compromise avec le départ de Boris Vallaud de la direction du Parti socialiste, qui était opposé à cette démarche. Cette décision a été mal reçue par le député, qui a critiqué les débats internes du PS, déclarant : « Cela n'a ni sens ni intérêt pour les électeurs ». Il a ajouté : « 75 % des électeurs de gauche sont pour une investiture commune via une primaire », laissant entendre qu'il serait prêt à se présenter si la situation ne change pas.
Conquérir les voix de la gauche, ou celles du centre
Clémentine Autain, qui aspire également à une primaire, a récemment déclaré sur Public Sénat que le Parti socialiste devait se prononcer rapidement sur l'organisation d'une telle primaire. « Nous devons cesser d'être les marionnettes d'un spectacle politique déconcertant », a-t-elle affirmé, rappelant que ceux qui s'opposent à la primaire souhaitent en réalité rassembler le centre et séduire les macronistes. « Ce véritable débat est stratégique : désirons-nous attirer le centre ou galvaniser la gauche pour nous unir lors de cette primaire ? », a-t-elle martelé, soulignant la nécessité d'une démarche inclusive pour rassembler les électeurs de gauche.
Avec AFP







