Alors que des négociations s’initient aux États-Unis entre le Liban et Israël, la position du Hezbollah demeure claire : le désarmement de son organisation ne sera pas sur la table. Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré qu'il considère l'arsenal de son groupe comme en dehors des discussions diplomatiques, selon Le Parisien. "Personne, en dehors du Liban, n'a quoi que ce soit à voir avec nos armes. C'est une question interne qui ne fait pas partie des discussions avec l'ennemi", a-t-il affirmé, lors d'une communication relayée par la chaîne Al-Manar.
Une escalade inévitable ?
Le leader chiite n’a pas hésité à soutirer à ses troupes qu'en cas d'offensive prolongée, le sud du Liban se transformerait en « enfer » pour les soldats israéliens. "Nous ne capitulerons pas. Nous sommes déterminés à défendre notre pays, peu importe le temps et les sacrifices nécessaires", a-t-il insisté.
Cette déclaration est d'autant plus significative qu'elle intervient alors que les États-Unis accueillent, à partir de ce jeudi 14 mai, de nouvelles discussions entre les deux pays. Malgré ce cessez-le-feu officiellement instauré, les incidents continuent de maintenir la tension à fleur de peau sur le terrain.
Pour renforcer son propos, l'expert en relations internationales, Alain Gresh, a souligné que la ligne de défense du Hezbollah est profondément enracinée dans sa culture du sacrifice. "Le groupe voit la résistance comme une question d'honneur et de survie nationale", a-t-il ajouté, précisant que la situation actuelle pourrait encore se détériorer si les tensions persistent.







