Le président français Emmanuel Macron a exprimé, lors d'un entretien diffusé le 12 mai, l'intention de la France de « prendre une initiative aux Nations unies » pour développer un « cadre » en vue d'une mission « totalement neutre et pacifique » pour la sécurisation du détroit d'Ormuz, un point stratégique pour le transport maritime mondial. Cet appel a été formulé alors qu'il se trouvait à Nairobi à l'issue d'un sommet franco-africain.
Pour Macron, il est primordial d'« obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz ». Il insiste également sur la nécessité de démanteler tous les blocus et de favoriser un dialogue exigeant avec l'Iran. Lors de cette intervention, il a souligné que la « réouverture d'Ormuz est la priorité absolue » et qu'elle devait être effectuée « avant de traiter les autres sujets par une négociation ».
Le chef de l'État a aussi plaidé pour un renforcement des discussions autour des questions nucléaires et balistiques entre l'Iran et les États-Unis, tout en intégrant les nations européennes dans le processus. Il a déploré l'« escalade dans les déclarations » observée des deux côtés, celle des États-Unis et de l'Iran.
En réponse à la situation au Liban, où 13 personnes ont perdu la vie suite à des frappes israéliennes, Macron a exprimé son refus d'accepter une telle « inacceptable » réalité, plaidant pour un « cessez-le-feu pleinement respecté » dans la région. Cette situation tendue et catastrophique n'a fait qu'exacerber les préoccupations internationales sur les conflits qui déstabilisent cette partie du monde.
Cette initiative, saluée par certains experts, pourrait faire office de levier vers une désescalade des tensions au Moyen-Orient et illustrer l’engagement de la France en tant qu’acteur de paix.







