Le naufrage de l'Ursa Major, cargo russe perdu fin 2024 au large des côtes espagnoles, pourrait dissimuler une opération bien plus complexe qu'il n'y paraît. Selon un rapport de CNN, ce navire, apparemment anodin, aurait transporté des éléments destinés à des réacteurs nucléaires pour la Corée du Nord.
Initialement, la cargaison déclarée du navire, qui a quitté le port de Saint-Pétersbourg le 11 décembre 2024, semblait banale : deux plaques métalliques, 129 conteneurs vides et deux grues Liebherr, tout ça à destination de Vladivostok. Cependant, une enquête menée par les services de renseignements espagnols, relayée par CNN, suggère une toute autre réalité. En fait, l'Ursa Major aurait pu être en route pour livrer des composants de deux réacteurs nucléaires de sous-marins, très certainement destinés à Pyongyang.
Une série d'explosions sur le cargo
Le navire, impliqué dans des missions militaires en Syrie, était escorté par deux navires de guerre russes au moment de son naufrage. Le jour précédent l'incident, l'Ursa Major commença à ralentir au large des côtes ibériques, et bien que l'équipage ait assuré que tout était en ordre, la situation a rapidement dégénéré. Moins de 24 heures plus tard, plusieurs explosions retentirent à bord, causant la mort de deux membres d'équipage.
Les opérations de secours, menées par un navire espagnol, furent brusquement interrompues par l'escorte militaire russe, qui exigea le retrait des secours. Ensemble, ces événements inquiétants ont semé le doute sur la nature de la cargaison. Des explosions s’ajoutèrent aux premiers incidents, leur but étant manifestement de dissimuler des preuves essentielles, affirment des sources proches de l'enquête.
Revelations troublantes sur la cargaison
Au fil des interrogatoires, le capitaine du navire a finalement confessé que les fameuses plaques étaient en réalité des pièces pour des réacteurs nucléaires, similaires à ceux utilisés par la marine militaire. Toutefois, il est resté incertain quant à la présence d’uranium ou d'autres matières radioactives. Les experts français, soucieux d'expliquer les implications de cet incident, soulignent que cette livraison pourrait représenter un nouveau pas vers le raffermissement des relations militaires entre Moscou et Pyongyang.
Des enquêtes préliminaires indiquent que l'Ursa Major se dirigeait vers le port nord-coréen de Rason, avec des spéculations selon lesquelles ces appareils auraient été échangés contre l'appui militaire de la Corée du Nord dans la guerre en Ukraine. La présence de soldats nord-coréens en Russie quelques mois auparavant renforce ces soupçons.
Un trou suscite des interrogations
De plus, une semaine après le naufrage, le navire Yantar, officiellement un bâtiment de recherche, a été aperçu à plusieurs reprises sur les lieux, entraînant à son tour un certain nombre d'explosions. Des enquêteurs ont également signalé que la coque du cargo présentait un trou mesurant 50 cm par 50 cm, suggérant un impact d'une torpille de type "Barracuda". Cette arme, extrêmement rare, est détenue uniquement par quelques pays.
Des avions américains, spécialisés dans la détection de matières radioactives, ont survolé la zone du naufrage, bien que les autorités espagnoles n'aient trouvé aucune trace de contamination nucléaire jusqu'à présent. L'épave de l'Ursa Major repose dans les profondeurs de la Méditerranée, emportant avec elle une partie des secrets sensibles liés à la coopération militaire entre Moscou et Pyongyang.







