Le naufrage énigmatique d'un navire russe, l'Ursa Major, au large des côtes espagnoles, fait l'objet d'une attention médiatique accrue. Selon un reportage diffusé par CNN le 13 mai, le cargo aurait été en transit pour livrer des pièces cruciales destinées à d'éventuels sous-marins nucléaires en Corée du Nord, avant de sombrer, peut-être sous l'impact d'une torpille occidentale.
Ce texte est basé sur les événements rapportés précédemment. Pour plus de détails, visionnez la vidéo intégrale.
Le Ursa Major, dont certaines images montrent la lente immersion, est-il victime d'une attaque ciblée ? Les éléments révélés par CNN dévoilent que le navire transportait potentiellement des composants d'un réacteur nucléaire.
Ce cargo, partie intégrante de la flotte discrète de la Russie, a souvent été associé à des livraisons clandestines d'armements à des pays alliés. Sous le coup de sanctions américaines, le navire aurait subi trois explosions, laissant un trou béant sur sa coque, apparemment causé par une torpille, selon des enquêteurs. Le tragique bilan inclut deux marins décédés, tandis que quatorze autres, y compris le commandant, ont été secourus par les autorités espagnoles.
Des contenus controversés à bord
Le cargo avait quitté la Russie début décembre 2024, avec des images satellites le traçant dans le port d'Oust Luga avant de mettre le cap vers l'Espagne. Que transportait-ce navire, au juste ? Des clichés pris peu avant son naufrage montrent de mystérieuses bâches bleues, que le commandant lui-même a suggérées comme étant des éléments pour un réacteur nucléaire destiné à un sous-marin. "Officiellement, nous étions en route pour Vladivostok, mais la véritable destination était probablement le port de Rason en Corée du Nord", a-t-il confié lors de son interrogatoire.
Le régime nord-coréen, un allié incontournable de Moscou, envisage le développement de sous-marins nucléaires. "Il est plausible qu'ils aient opté pour le transport maritime, jugé plus adapté à la sensibilité de leur cargaison", observe Guillaume Lagane, expert en géopolitique et enseignant à Sciences Po.
La question demeure : qui est responsable de la torpille ayant coulé le Ursa Major ? Les hypothèses incluent plusieurs nations, notamment les États-Unis, mais aucune confirmation n’a encore été émise.







