Le dimanche 14 juin, des émeutes ont éclaté à Genève, en Suisse, opposant des manifestants anti-G7 aux forces de police, en particulier autour du siège des Nations Unies, à la veille du sommet à Évian. Les manifestants, principalement vêtus de noir et masqués, ont lancé bouteilles, pierres et pétards, tandis que les autorités ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.
La violence s'est intensifiée avec l'attaque de plusieurs bâtiments, notamment le cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers et le siège de l'Union internationale des télécommunications (UIT). Selon des sources policières, des vitrines de banques locales comme celles de la Banque du Léman et de Raiffeisen ont subi des dommages considérables.
Les estimations de police ont indiqué environ 20,000 manifestants présents, dont près de 600 membres du « Black Bloc », un groupe connu pour sa tactique de regroupement lors de manifestations. Malgré des mesures de sécurité strictes, qui incluaient des camions lanceurs d'eau, les protestataires n'ont pas réussi à atteindre l'ONU.
Tirs de gaz lacrymogène
Des journalistes de l'AFP présents sur place ont rapporté des détonations et des sirènes de police, accompagnées du vrombissement d'un hélicoptère survolant la zone. En fin de journée, des escarmouches se poursuivaient entre groupes de manifestants et forces de sécurité, enveloppées dans des nuages de fumée causés par les gaz lacrymogènes. Selon l'analyse de Jean-Pierre Dufour, politologue, ces événements marquent une escalade des tensions autour du G7, révélant un profond mécontentement au sein de la population face aux politiques internationales.







