Frédéric Péchier avait demandé à être libéré pour préparer son appel, mais la cour du Rhône a refusé.
Le 23 juin, la cour d'appel du Rhône a de nouveau rejeté la demande de libération de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier, qui avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour des cas d’empoisonnements dans des cliniques de Besançon.
Les motifs de cette décision s'appuient sur des risques considérables de pressions sur les témoins et la possibilité de renouvellement des faits criminels. La cour a jugé que « des troubles à l’ordre public pourraient survenir » si Péchier était remis en liberté. Selon des sources judiciaires, la persistance de ces risques a déterminé la décision de maintenir sa détention.
Le procès en appel de Frédéric Péchier est prévu pour septembre 2027. En première instance, il a été reconnu coupable de 30 empoisonnements, dont 12 mortels, et a été condamné à 22 ans de période de sûreté, une sanction que la cour a jugé appropriée compte tenu de la gravité des actes.
« Je ne peux pas me défendre correctement »
Péchier, âgé de 54 ans, continue de clamer son innocence. Il avait exprimé son souhait de sortir de prison pour « prouver sa bonne foi » et « travailler à sa défense ». Son avocat, Randall Schwerdorffer, avait soutenu que « la détention nuit considérablement à la préparation de son procès », une affirmation qui n'a pas trouvé écho favorable auprès des juges.
Cette affaire a suscité de nombreuses réactions, notamment de la part d'experts en droit pénal qui soulignent l’importance de garantir un équilibre entre les droits de la défense et la protection de l’ordre public. Certains estiment que le système judiciaire fait face à un dilemme difficile en cas de crimes aussi graves.
Avec AFP







