Invité sur les ondes de RTL ce mercredi 24 juin, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a exprimé sa volonté d'amener les tribunaux français dans l'ère numérique. Son objectif ? Éliminer ce qu'il appelle "la préhistoire numérique" au sein du ministère.
Lors d'un échange avec les auditeurs, Darmanin a abordé les récents dysfonctionnements ayant entouré l'affaire Lyhanna. Il a mis en avant la nécessité de moderniser son ministère, précisant qu'à son arrivée, seuls deux tribunaux sur 168 étaient déjà numérisés. Aujourd'hui, ce chiffre atteint 160 et il est déterminé à numériser les 30 % restants encore papier.
“Si nous numérisons, nous nous passerons de l'encre, il est temps d'entrer dans le 21e siècle. À l'ère de l'intelligence artificielle, il est inacceptable de continuer à répondre avec des ramettes de papiers”, a-t-il insisté.
En ce qui concerne l'affaire Lyhanna, la situation est préoccupante. Une plainte pour viol concernant le principal suspect, Jérôme Barella, avait été initialement déposée par la mère de la jeune Rosa en août 2025. Malheureusement, cette plainte a été transmise par voie postale de Toulouse au parquet d'Auch, seulement pour se perdre dans des piles de dossiers jugés non prioritaires. Cette situation soulève des questions sur l'efficacité et la réactivité du système judiciaire, des points également relevés par plusieurs experts en justice qui appellent à une amélioration significative des procédures.
Des voix se lèvent pour soutenir l'initiative de numérisation, affirmant qu'une transition vers un système plus moderne permettrait non seulement d'améliorer l'efficacité, mais aussi d'assurer une meilleure traçabilité des dossiers. Comme l'indique Le Monde, une telle transformation serait nécessaire pour une justice plus réactive et accessible.
Au regard de ces enjeux, la numérisation semble être non seulement une nécessité mais aussi un impératif pour garantir l'intégrité du système judiciaire français.







