La descente continue. Ce jeudi, l'or est tombé sous le seuil symbolique des 4.000 dollars l'once, enregistrant un prix de 3.999,90 dollars, avec une baisse de 2,9 % lors de la séance du jour, une chute qui se prolonge depuis deux jours.
Malgré des performances impressionnantes au cours des trois dernières années, où le prix de l'or avait plus que doublé sous l'effet d'importants achats par les banques centrales et les investisseurs, la dynamique a faibli fin janvier après un record qui flirtait avec les 5.600 dollars l'once. En conséquence, le métal précieux a perdu plus de 28 % de sa valeur, signalant clairement une phase baissière sur les marchés.
Le renforcement du dollar américain et la montée des pressions inflationnistes péjorent la situation. Christopher Wong, stratégiste chez Oversea-Chinese Banking Corporation, a déclaré sur Bloomberg : "Les investisseurs se tournent vers des placements avec rendement, ce qui rend l'or moins attractif."
Bien que traditionnellement considéré comme une valeur refuge, l'or souffre souvent en période de turbulences sur d'autres marchés, devenant une source de liquidité pour les investisseurs. La chute de Wall Street que nous avons observée récemment, liée à des craintes sur la durabilité d'un rallye boursier dédié à l'intelligence artificielle, illustre cela.
Les banques centrales restent acheteuses
À mesure que les taux augmentent, les investissements se dirigent généralement vers des placements offrant des rendements, comme les obligations d'État, diminuant l'attrait pour l'or. Le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, adopté une approche fermement restrictif qui, couplée à l'accord de paix intérimaire entre les États-Unis et l'Iran, a agité les marchés.
En dépit de cette correction dans les cours, la demande des banques centrales demeure robuste. Cette tendance s'est accentuée au premier trimestre, atteignant son plus haut niveau depuis un an. Selon une enquête du World Gold Council (WGC), 45 % des banques centrales interrogées envisagent d'augmenter leurs réserves d'or dans les douze prochains mois, une indication d'une confiance toujours présente envers ce métal précieux.
Alors que des défis subsistent, l'or semble garder un certain soutien, notamment grâce à l'augmentation de la demande institutionnelle. L'avenir du métal jaune dépendra largement des mouvements futurs des taux d'intérêt et du dollar, mais l'engagement des banques centrales pourrait offrir un espoir dans cette période erratique.







