Le Maroc fait un pas en arrière. Ce jeudi, le gouvernement a confirmé un retour à l'heure de Greenwich (GMT) à compter du 20 septembre, mettant un terme à huit années d'application permanente de l'heure d'été (GMT+1). Cette décision, suite à des débats enflammés, s'inscrit dans un contexte marqué par des divergences d'opinion sur son efficacité.
Pour rappel, l'heure d'été a été introduite en 2008 afin de réduire la consommation d'énergie et de minimiser le décalage horaire avec l'Europe, essentielle pour les relations commerciales du royaume. Cependant, depuis 2018, le gouvernement avait opté pour un maintien constant de cette heure, sauf durant le mois de ramadan, illustrant déjà la complexité de cette mesure.
Les économies d'énergie mises en question
De nombreuses critiques émergent depuis quelques années, mettant en avant les impacts négatifs de cette décision sur la santé, notamment chez les jeunes générations. Les expertises de plusieurs spécialistes, relayées par des médias comme Le Monde, suggèrent que les effets cumulatifs des changements d’heure nuisent à la qualité du sommeil et à la productivité. Au cours de son discours, le Premier ministre Aziz Akhannouch a admis que l'heure supplémentaire avait engendré des difficultés pour les citoyens, arguant que cette mesure vise à répondre aux attentes populaires.
Un enjeu politique à l'approche des élections
La déclaration de retour à l'heure GMT, prévue pour 2 heures du matin le 20 septembre, a une portée politique notable, à moins de trois mois des élections législatives programmées pour le 23 septembre. L’ancien chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, avait récemment promis la suppression de l'heure d'été si son parti, le Parti de la justice et du développement (PJD), retrouvait le pouvoir.
Cette décision pourrait influencer le scrutin à venir, et beaucoup de citoyens expriment leur satisfaction, tandis que d'autres restent sceptiques face aux répercussions potentielles sur leur quotidien. Avec cette annonce, le Maroc semble tenter de concilier préoccupations économiques et attentes sociales tout en naviguant dans un paysage politique délicat.







