Marylise Léon, actuelle secrétaire générale de la CFDT, a été réélue jeudi à la tête du premier syndicat français pour un nouveau mandat de quatre ans, comme l'a rapporté l'AFP. Cette décision a été prise lors du 51e congrès de l'organisation, qui s'est tenu à Bordeaux.
Dans ses interventions, Léon a fermement affirmé qu'elle ne tolérerait aucune compromission avec le Rassemblement National (RN), déclarant aux délégués : "Il n'y a pas de compromis possible". Son engagement se manifeste également par son rôle actif durant la campagne présidentielle à venir.
Marylise Léon, âgée de 49 ans, a commencé le congrès en dénonçant la tendance de certaines composantes du paysage politique à vilipender les syndicats. Son rapport d'activité, approuvé à plus de 86 %, a soulevé des inquiétudes face aux "à-coups successifs" portés à la démocratie en France, citant des enjeux tels que la loi sur l'immigration et l'instabilité gouvernementale.
Au cours de ce congrès, Yvan Ricordeau a été reconduit comme secrétaire général adjoint, tandis que Laurent Soulier a été nommé trésorier confédéral, succédant à Jocelyne Cabanal.
Les plus de 1.600 délégués présents se prépareront également à voter sur une résolution revendicative, qui constituera la feuille de route du syndicat pour les années à venir. Ce nouveau mandat intervient alors que trois des cinq syndicats majeurs en France seront désormais dirigés par des femmes : Sophie Binet à la tête de la CGT, Christelle Thieffinne à la CFE-CGC, et maintenant Marylise Léon à la CFDT.







