La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a prononcé, le 15 juillet 2026, la prescription des faits d’« association de malfaiteurs » à l’encontre de Jacqueline Jacob, grand-tante de Grégory Villemin.
Dans un rebondissement significatif dans une des affaires criminelles les plus médiatisées de France, la justice a déclaré, ce mercredi, prescrits les faits portés contre Jacqueline Jacob, suspectée d'être impliquée dans le harcèlement des parents du petit Grégory Villemin, tragiquement assassiné en 1984, comme l'a rapporté son avocat à l’AFP.
Jacqueline Jacob avait été mise en examen pour « association de malfaiteurs » en octobre 2025, et a sollicité l'examen de son cas par la cour d’appel de Dijon. Lors d'une audience à huis clos, les juges ont établi que « les accusations formulées contre Mme Jacob étaient prescrites, car il s'agit de délits », a précisé Frédéric Berna, son avocat.
« Voilà ma vengeance »
Selon les évaluations d'experts, la grand-tante aurait été l’auteure d’une lettre anonyme qui revendiquait le meurtre tragique de Grégory Villemin, dont le corps a été retrouvé noyé et ligoté à l’âge de 4 ans dans la Vologne. Le message inquiétant disait : « Voilà ma vengeance. Pauvre con ».
Cette affaire reste un sujet brûlant, suscitant de nombreuses réactions au sein de la société française. Des criminologues soulignent que la réouverture de cette affaire, même après tant d'années, témoigne du besoin de vérité dans les dossiers non résolus. La décision de la cour d’appel de Dijon a suscité des débats parmi les juristes sur la prescription des délits, renforçant l’idée que la justice, même après des décennies, peut encore évoluer.
Des détails supplémentaires devraient suivre dans les prochains jours, alors que le public continue de surveiller de près cette affaire emblématique et tragique de la justice française.







