Selon le dernier baromètre de confiance politique réalisé par le Cevipof, seulement 22% des français expriment leur confiance envers la politique. Ce chiffre est loin derrière ceux observés en Allemagne (45%), au Royaume-Uni (44%) et en Italie (40%).
Le maire, avec 60% de confiance, demeure la figure politique la plus respectée, tandis que le Président de la République se retrouve en bas de la liste, illustrant un fossé grandissant entre les dirigeants et les citoyens.
Les résultats de cette étude, révélée par Ouest-France, montrent que 45% des français se déclarent « méfiants » et « lassés » par la politique, tandis que 30% mentionnent leur « morosité » comme un facteur déterminant de leur état d'esprit.
La recherche souligne également un besoin pressant de changement : 89% des répondants souhaitent une meilleure reconnaissance de la part de leurs représentants. Pour François George, sociologue à l'Institut de la politique, cette crise de confiance découle d'une déconnexion entre la réalité quotidienne des citoyens et les discours institutionnels.
Et la perception de la démocratie n’est pas plus rassurante, 76% des français estiment qu'elle « ne fonctionne pas bien ». Ce sentiment d'insatisfaction s'accompagne d'une demande de réformes pour redynamiser le lien entre les électeurs et les élus. Comme le note Jean Petit, expert en sciences politiques, « il est crucial de restaurer la confiance pour faire revivre l'engagement civique. »
Cette désillusion politique, loin d'être un phénomène isolé, semble s'ancrer progressivement dans le paysage français, constituant un défi majeur à relever pour les institutions, à l'approche d'élections futures qui pourraient être influencées par ce climat d'impuissance croissant.







