Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas d'alcool dans les buvettes des sites de compétitions des JO 2024. Voici pourquoi l'organisation des Jeux de Paris nous met au régime sec.
Vous rêviez d'une bière bien fraîche pour apprécier les épreuves de football aux JO 2024 ? Vous risquez d’être déçu : la seule mousse que vous pourrez savourer au stade sera sans alcool. En effet, seuls quelques privilégiés pourront profiter d’une vraie pinte ou d'une coupe de champagne pendant les compétitions. On vous explique.
Pour ceux qui ont eu la chance d'assister à des épreuves des JO 2024, il sera impossible de célébrer les victoires avec un verre de champagne sur place. Un toast est toujours possible, mais il sera sans alcool. Comme l’a précisé le comité d’organisation Paris-2024, l’alcool sera interdit à la vente au grand public dans les stades. Cette décision, annoncée en mai dernier, a laissé de nombreux spectateurs déconcertés. Ceux qui ont réalisé des efforts considérables pour obtenir des billets, notamment pour les épreuves de rugby à sept, ont exprimé leur déception en soulignant : "Déjà que c’est de la bière sans alcool… Vous pourriez faire en sorte que les tireuses marchent. Merci pour l’expérience spectateur au Stade de France", a déclaré l’un d’eux, cité par le Parisien.
Pourquoi imposer une telle restriction ? S'agit-il de promouvoir une hygiène de vie plus saine et en phase avec l’esprit sportif ? En réalité, la vraie raison est plutôt juridique. L’interdiction de l’alcool durant les JO 2024 découle de la loi Evin, adoptée en 1990, qui vise à lutter contre le tabagisme et l’alcoolisme en France.
les exceptions au règlement
La seule dérogation à cette règle concerne les espaces VIP : la consommation d’alcool y est permise, mais uniquement si une offre de restauration est proposée, comme l’a précisé l’AFP dans un communiqué. En revanche, le grand public devra se contenter de bière sans alcool (8 euros la pinte de 1664), d’eau (3,50 euros la bouteille) ou de Coca-Cola (5 euros les 50 cl), selon nos confrères du Figaro. Cela risque de couper la soif à plus d’un spectateur…







