Une manœuvre inattendue entraîne des dommages majeurs pour les automobilistes de Maisons-Alfort.
Dans une vidéo devenue virale sur TikTok, on voit un chauffeur de poids lourd causer d'importants dégâts à 25 voitures dans une rue de Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne. Selon des sources policières, cet événement tragique, survenu aux environs de 22h30 le 6 février, aurait pu être évité. Le camion a emprunté une rue où son accès était barré.
Julien, un résident du quartier, témoigne : « Je savais qu'il n'allait pas pouvoir passer sans causer de dégâts. » La vidéo, montrant le véhicule heurtant les voitures garées de part et d'autre de la rue, témoigne de l'ampleur des dommages. Chaque impact semble impliquer un crissement lugubre, laissant de nombreux véhicules en attente de réparations coûteuses.
Julien, qui a tenté de suivre le camion, raconte : « On a filmé la plaque, on a essayé de l'arrêter, mais il a continué et s'est échappé par l'autoroute. »
Les victimes du carambolage attendent des nouvelles de leur assurance
Ghislaine, l'une des victimes, se trouve dans une situation délicate. Le pare-chocs de sa voiture a été arraché, et elle attend avec impatience l'expert d'assurance avant de pouvoir la faire réparer. « Je devais vendre ma voiture le week-end d’après, mais c'est foutu maintenant », se désole-t-elle.
« Pratiquement toutes les voitures du côté gauche de la route ont été touchées », ajoute Ghislaine en listant les différents dégâts. « Certaines sont parties en dépanneuse, d'autres ont des pneus crevés ou sont tellement endommagées qu’on ne peut même plus entrer par la porte du conducteur. »
Après l'incident, le conducteur, un homme de 41 ans, se serait dirigé vers Belfort pour retrouver sa compagne, laissant son véhicule abandonné à Champigny-sur-Marne. Convoqué au commissariat, il ne s’est pas présenté pour répondre aux enquêteurs.
Une dizaine de plaintes déposées
Malgré une visibilité réduite dans la vidéo, le logo de la société Transport Phil’Express est clairement visible sur la remorque. L’entreprise a pris soin de préciser dans un communiqué qu'aucun de ses chauffeurs n'était impliqué ce soir-là, affirmant que le camion avait été cédé il y a plusieurs années. Ce dernier appartient désormais à un transporteur d’Osny, dans le Val-d’Oise.
À l’heure actuelle, une dizaine de plaintes ont été déposées par des riverains, mais l'employeur du conducteur a également porté plainte, soulignant que ce dernier n’était pas censé être sur la route avec le camion, son contrat ne débutant que le 9 février.
La mairie réfléchit à rendre le panneau « plus visible »
Ce n'est pas un incident isolé dans cette rue. Ghislaine évoque un problème récurrent qui existe depuis 10 à 15 ans. Thierno, un autre riverain, rappelle qu’un accident similaire avait déjà endommagé de nombreuses voitures dans le passé. Oula se souvient que son véhicule avait également été touché, mais sans aucune preuve visuelle pour identifier le responsable.
Alertée par ces incidents, la maire, Marie-France Parrain, a promis d’intervenir pour rendre les panneaux d'interdiction plus visibles. Ces panneaux, situés après l'accès à la rue, sont souvent aperçus trop tard par les poids lourds. Toutefois, la ville a signalé qu'il serait difficile de repositionner les panneaux. Oula propose une solution plus radicale : « Installer une barrière à l'entrée de la rue avec un code d'accès pour les camions de services. »







