La police a révélé mercredi que la tireuse responsable de la fusillade survenue à Tumbler Ridge, qui a coûté la vie à huit personnes, était une jeune femme de 18 ans, résidente de cette petite ville canadienne. Elle a, en plus d'attaquer des civils, ouvert le feu sur les forces de l'ordre, tuant sa mère et son demi-frère dans un contexte tragique, selon les déclarations officielles.
D'après le commissaire adjoint de la Gendarmerie royale du Canada, Dwayne McDonald, des coups de feu ont été échangés dès l'arrivée des policiers sur les lieux de cette tuerie survenue dans un collège-lycée. La suspecte était armée d'une arme à long canon ainsi que d'un pistolet et a été retrouvée morte, victime d'une blessure par balle auto-infligée.
Les circonstances entourant cette tragédie ne sont pas moins troublantes. À l'heure actuelle, il est encore trop tôt pour établir un mobile. McDonald a répondu à des questions concernant le genre de la suspecte, précisant qu'elle était née biologiquement de sexe masculin mais avait commencé sa transition il y a six ans. Il a insisté sur le fait que la police avait toujours respecté son identité de genre dans ses communications publiques.
Tout en reconnaissant le traumatisme de ces événements, il a affirmé qu’il était imprudent de spéculer sur des causes possibles liant la transition de genre de la suspecte à ses actes. Ancienne patiente des services de santé mentale, elle avait déjà fait l'objet d'interventions policières liées à des problèmes psychologiques.
Cette tragédie soulève des questions profondes quant à la violence, la santé mentale et les défis auxquels font face les jeunes en transition d'identité. Les communautés et les spécialistes appellent à un dialogue urgent afin d'éviter de telles situations à l'avenir.
Avec contributions de l'AFP et de l'AP







