La situation de la communication numérique en Russie devient de plus en plus préoccupante. Le 12 février 2026, le Kremlin a officiellement annoncé le blocage total de WhatsApp, invoquant la "réticence" de l'application à se conformer aux réglementations russes. Cette décision fait suite à la coupure d'autres plateformes comme Facebook, Instagram, X et LinkedIn, instaurée depuis 2022, sur la base du non-respect du droit russe.
WhatsApp, qui compte environ 100 millions d'utilisateurs en Russie, a dénoncé sur X les tentatives du gouvernement de restreindre l'accès à ses services. Dans un tweet, l'entreprise a souligné que cette démarche s'inscrit dans un plan plus large visant à isoler les citoyens russes des communications privées et sécurisées, et à promouvoir des applications de messagerie d'État beaucoup plus facilement contrôlables.
Le porte-parole du gouvernement a déclaré que cette mesure vise à "protéger les citoyens" en incitant à utiliser des alternatives domestiques, malgré les craintes exprimées par de nombreux experts en sécurité. Selon Sophie Marceau, spécialiste en technologie à l'Université de Paris, "ces actions du Kremlin ne font qu'accentuer la défiance des citoyens face aux autorités en matière de respect de la vie privée".
Le blocage de WhatsApp est perçu comme une manœuvre désespérée pour maintenir un contrôle accru sur les informations circulant dans le pays. Les défenseurs des droits humains signalent que cette censure pourrait avoir des impacts néfastes sur la liberté d'expression et la sécurité des utilisateurs. Un représentant de l'organisation Reporters Sans Frontières a déclaré : "La liberté de communication est un droit fondamental. Le Kremlin s'en prend à cela pour étouffer toute dissidence".
Tandis que le réseau social s'efforce de résister à ces tentatives de censure, l'avenir de la communication en Russie reste incertain. Il sera crucial de suivre les développements de cette situation, qui, d'après des analystes, pourrait s'aggraver dans les mois à venir.







