L'enseigne d'ameublement française Alinea se retrouve à un tournant critique, alors que l'unique offre de reprise encore en lice a été soudainement retirée. Cette décision, survenue le 12 février, signale une menace de liquidation judiciaire et crée une incertitude lourde pour l'avenir de centaines de salariés.
Le groupe roumain SDC Holding, qui avait présenté une offre jugée comme un espoir pour la survie de l'entreprise, avait initialement prévu de conserver 575 des 1 172 employés du réseau. Les magasins concernés incluaient des points de vente à La Garde, Aubagne et Cabriès. Cependant, l'absence du repreneur lors d'une réunion cruciale avec le comité social et économique (CSE) a suscité des inquiétudes immédiates.
Selon les renseignements obtenus, ce retrait pourrait entraîner la fermeture définitive de plusieurs magasins, mettant en péril près de 300 postes. C'est un nouveau coup dur pour Alinea, qui a connu des difficultés croissantes ces dernières années, exacerbées par la crise sanitaire.
Des experts du secteur, comme François Dupont, analyste chez Xerfi, soulignent que « la disparition d'Alinea aurait un impact notoire sur le marché de l'ameublement français ». Il ajoute que la situation pourrait aussi affecter d'autres enseignes dépendant de la même chaîne d'approvisionnement. Alors que la recherche d'une solution se poursuit, le sort de l'enseigne reste incertain, et les employés attendent des nouvelles sur leur avenir.
Cette crise met en avant les défis auxquels le secteur de l'ameublement est confronté, avec une concurrence croissante d'enseignes en ligne et une évolution des habitudes de consommation. Les semaines à venir seront cruciales pour déterminer la direction que prendra Alinea et son impact sur le marché, mais aussi sur la vie de centaines de travailleurs.







