À Sion, en Suisse, l'audition des propriétaires du bar Le Constellation, Jacques et Jessica Moretti, a suscité une vive émotion parmi les familles des victimes de l'incendie tragique survenu à Crans-Montana. Les proches, écoeurés par leurs explications jugées peu convaincantes, ont exprimé leur colère dès l'arrivée du couple. Le 12 février, dans une ambiance tendue, des cris et des insultes ont résonné dans le tribunal alors que les Moretti tentaient de se défendre face à leurs responsabilités dans une tragédie ayant coûté la vie à 40 personnes et blessé 116 autres.
"Vous avez tué mon frère, regardez-moi dans les yeux !" a notamment hurlé un proche, reflétant une douleur profonde et un besoin de justice compte tenu des circonstances. L'audition, où des questions cruciales comme l'installation de la mousse acoustique et l'état de la porte de service ont été abordées, a également été marquée par les larmes de Jessica Moretti, qui, par ailleurs, ont laissé certains témoins sceptiques. Elias Pidoux, un jeune homme de 14 ans qui a perdu son frère de 17 ans dans cette tragédie, a assisté à l'audience. Il a déclaré : "Elle rejette toujours la faute sur les employés. Pour elle, elle n'est jamais coupable. Mais nous savons que ce n'est pas vrai. Elle pleure, mais nous voyons clairement qu'elle ment."
Face à l'intensité de la colère exprimée, le parquet en charge de l'enquête a appelé à la tempérance, soulignant l'importance de la justice et d'une enquête transparente. Le processus judiciaire doit désormais déterminer les responsabilités réelles de chacun dans cette affaire qui continue de secouer la Suisse et au-delà.
Une audition entrecoupée de pleurs
Lors de ces deux jours d'audition, l'ensemble des points liés à l'enquête ont été examinés, avec des interrogations plus précises que lors des sessions précédentes. Les enjeux de sécurité entourant la nuit fatidique, ainsi que le rôle des deux propriétaires, restent au cœur des discussions. À mesure que les détails émergent, les familles des victimes espèrent obtenir des réponses et, finalement, une forme de justice.







