Au moins onze personnes, majoritairement des femmes, ont perdu la vie après l'effondrement d'une mine d'or artisanale près de Kondianakoro, dans l'est de la Guinée. Ce glissement de terrain, survenu mercredi, a déclenché une nouvelle vague d'inquiétude concernant la sécurité sur les sites d'orpaillage artisanal, comme l'a rapporté la Croix-Rouge à l'AFP.
Selon les informations fournies par l'organisation humanitaire, dix femmes et un homme ont été tués lors de cet incident survenu dans cette mine artisanale. Les victimes étaient en train de s'affairer au lavage et au traitement des résidus miniers, une pratique commune dans ces exploitations.
L'effondrement a été brutal et rapide. "Les femmes effectuaient des opérations de traitement lorsque les parois d'un puits se sont effondrées, entraîne une grande quantité de terre dans leur chute," a expliqué Amara Diallo, représentant local de la Croix-Rouge, à l'AFP. Malheureusement, le jeune homme décédé a succombé à ses blessures le lendemain de l'accident.
Lavage et traitement de résidus miniers
Ce drame met en lumière les conditions de travail souvent précaires dans les zones d'exploitation artisanale. Le responsable local a déclaré que de tels accidents étaient fréquents et que ces tragédies n'arrêtaient guère les activités illégales dans la région. "Les accidents similaires sont récurrents, mais les mineurs continuent à prendre des risques."
Alors que des investigations sont menées pour identifier les causes précises de cet effondrement, cela relance également le débat sur le manque de régulation et de dispositifs de sécurité sur les sites miniers artisanaux. Comme l’indique le maire de Kondianakoro, Bandjou Hawa Keita, bien que la Croix-Rouge ait annoncé que toutes les victimes étaient guinéennes, il a précisé que de nombreuses femmes originaient du Burkina Faso.
Malgré la richesse potentielle du pays, avec des ressources telles que la bauxite, le fer, les diamants et l'or, la Guinée fait face à d'importants enjeux socio-économiques. Selon le Programme alimentaire mondial, environ 7,7 millions de Guinéens vivent dans des conditions de pauvreté, rendant leur situation encore plus précaire dans un contexte de danger sur les sites d'exploitation minière.







