Le président des États-Unis, Donald Trump, a révélé vendredi le déploiement imminent d'un second porte-avions dans le Golfe, une décision qui s'inscrit dans un contexte de pressions croissantes sur Téhéran en vue de négocier sur son programme nucléaire. Lors d'une annonce faite vendredi 13 février, Trump a déclaré que le Gerald Ford, un porte-avions de classe Ford, serait envoyé dans la région, rejoignant l’USS Abraham Lincoln déjà stationné depuis janvier.
Ce renforcement de la présence militaire américaine vise à augmenter la pression sur l'Iran, Donald Trump ayant récemment intensifié ses menaces envers le régime iranien. Ces menaces incluent des conséquences "traumatisantes" en cas d'échec des négociations sur le programme nucléaire, soulignant le ton belliqueux de l'administration actuelle. Selon des déclarations rapportées par France 24, Trump a précisé qu'un accord était impératif pour éviter des répercussions sévères pour l'Iran.
En parallèle, Reza Pahlavi, fils du dernier shah d'Iran, exilé aux États-Unis, a appelé à des manifestations à Munich, Toronto et Los Angeles pour soutenir une mobilisation populaire contre le régime iranien, exacerbée par la répression violente des récentes manifestations. Il a également encouragé les Iraniens à participer à ces mobilisations depuis leurs fenêtres et toits.
En réponse à la crise interne, l'administration américaine a évoqué des actions militaires potentielles face à la répression faisant déjà des milliers de victimes, selon des ONG comme Human Rights Activists News Agency (HRANA), qui dénombre plus de 7 000 décès depuis le début des manifestations. La situation reste complexe pour l’administration Trump, alors qu'un nouvel engagement diplomatique est en cours entre les États-Unis et l'Iran, mais connaît des incertitudes.
Une menace pour l’Iran s’intensifie
Trump a catégoriquement précisé : "Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant pour l'Iran". Dans ce cadre, il a évoqué la nécessité d'une phase de pression accrue, augmentant ainsi les craintes d'une escalade militaire. Cette situation suscite des interrogations concernant les intentions américaines et les cibles potentielles. Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a lui-même exprimé des doutes sur la possibilité d'un accord conclu avec l'Iran, insistant sur les enjeux sécuritaires pour Israël.
Rafael Grossi, le secrétaire général de l'AIEA, a également indiqué qu'un accord sur les inspections des installations nucléaires iraniennes serait "terriblement difficile" mais possible. Les tensions ici reflètent un moment charnière dans les relations entre les deux nations, et les expertises divergent quant aux résultats potentiels des discussions.
Alors que les manifestations en Iran continuent de faire des vagues, le gouvernement iranien maintient une position ferme, accusant les insurgés de violentes rébellions sous influence étrangère, une vision qui pourrait compliquer davantage les efforts de dialogue.
Avec AFP







