En pleine célébration de Pâques, la guerre au Moyen-Orient a teinté ce moment sacré d'une résonance particulière. Le dimanche 5 avril, lors de sa bénédiction adressée à Rome et au monde entier, le pape Léon XIV a lancé un message politique fort : "Ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres doivent choisir la paix".
Pour sa première célébration pascale, le pape Léon XIV a fait face à une foule nombreuse, réunie pour une messe de deux heures parmi des arrangements floraux, symbole de renouveau. Au cours de sa bénédiction Urbi et Orbi, diffusée globalement, il a mis en lumière ce qu’il désigne comme "une mondialisation de l'indifférence", tout en appelant à une paix fondée sur le dialogue. Il a affirmé : "Que ceux qui ont des armes en main les déposent. Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix. Non pas une paix imposée par la force, mais par le dialogue. Non pas avec l'intention de dominer, mais pour rencontrer l'autre".
Un pape encore discret
Ce message a trouvé un écho favorable auprès des fidèles, y compris un couple de Californie venu spécialement pour cette première Pâques d'un pape américain. L'une des participantes a insisté : "J'apprécie qu'ils prennent la parole pour expliquer que la guerre n'est pas un concept soutenu par la religion. Certains prétendent le contraire chez nous en ce moment".
Alors qu’un an s’est écoulé depuis son élection, les catholiques commencent à peine à cerner ce pape plutôt discret. Comme l’a souligné l’une des fidèles : "On a l'impression qu'il est moins omniprésent que son prédécesseur. Peut-être qu'il agit davantage en coulisses". Une autre a ajouté le besoin de lui faire confiance, notant : "Il faut lui laisser le temps de se faire connaître".
Pour les Italiens, Léon XIV apparaît moins charismatique que François. Un homme dans la foule a confié : "Le pape François faisait une forte impression. Celui-ci est plus jeune, il faudra lui donner du temps pour s'affirmer". Léon XIV a également exprimé une pensée pour François, qui avait célébré Pâques l'année dernière, malgré des difficultés de santé avant sa mort.







