Lors d’une séance de questions au gouvernement, le ministre Sébastien Lecornu a exprimé ses préoccupations face aux récentes déclarations de Mathilde Panot, députée de La France insoumise (LFI), concernant des propos racistes visant Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis. Lecornu a accusé LFI de contribuer à la “banalisation du racisme”, affirmant qu'il ne pouvait y avoir de “discrimination à la carte”.
Sébastien Lecornu a exprimé sa précarité face à la montée du racisme, soulignant que les ambiguïtés dans le discours public ne peuvent qu'aggraver la situation. “Vous participez à une banalisation du mal, et c'est dangereux pour cette cause”, a-t-il lancé à Mathilde Panot, en réponse à ses interrogations sur le soutien du gouvernement face aux discriminations.
Mathilde Panot avait interpellé l'exécutif au sujet des répercussions de discours jugés racistes à l'égard de Bally Bagayoko, notamment lors d'émissions sur CNews. Elle a critiqué les “condamnations à retardement” du gouvernement, réaffirmant que ces retards nuisaient à la lutte contre le racisme. Selon elle, l'absence de membres du gouvernement à un rassemblement à Saint-Denis visait à apaiser une situation déjà tendue.
“Vous avez joué de l'ambiguïté”, a insisté Lecornu, précisant qu'il ne devait pas y avoir de confusion quant à la position du gouvernement sur le racisme. “Ce qui est abject pour le racisme l'est aussi pour l'antisémitisme et l'homophobie”, a-t-il ajouté, marquant ainsi une solidarité entre toutes les formes de discriminations.
Ce débat s'intensifie alors qu'une enquête a été ouverte pour injures à caractère raciste, suite à des incidents survenus à Paris. Samedi dernier, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Saint-Denis pour soutenir Bally Bagayoko et dénoncer le racisme, illustrant ainsi une mobilisation civique contre toute forme de discrimination.







