La ville de Milan a récemment accueilli un meeting marquant de l'extrême droite européenne, centré sur des thèmes tels que l'immigration, la sécurité et les critiques des règles européennes. Il s'agit du premier grand rassemblement après la défaite électorale de Viktor Orbán, un moment clé pour les partis concernés.
Devant une foule arborant fièrement les drapeaux italiens et lombards, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a déclaré : "Ici à Milan, je suis venu pour vous rassurer, notre victoire à la prochaine élection présidentielle est proche. Une victoire du Rassemblement national ne sera pas seulement française, mais une belle victoire pour toutes les nations d'Europe." Ces propos ont suscité des applaudissements au sein de l'assistance, malgré une affluence moins importante que prévue.
Le rassemblement, nommé "Patriotes pour l'Europe", a vu défiler les figures emblématiques de l'extrême droite, qui ont prôné un renforcement des frontières et une révision des normes budgétaires et écologiques imposées par l'Union européenne, une position soutenue par de nombreux observateurs politiques.
Viktor Orbán évoqué au cours des discours
Une des priorités affichées était de fédérer les mouvements d'extrême droite au sein de l'Europe. Matteo Salvini, vice-premier ministre italien, a salué le travail de Viktor Orbán, affirmant : "Cher Victor, tu as défendu les frontières et combattu les trafiquants d'êtres humains. Continuons tous ensemble ce combat de liberté et de légalité".
À quelques pas de là, des manifestants antifascistes se sont réunis en nombre, défiant ainsi le rassemblement, sous l'œil vigilant de forces de l'ordre. Parallèlement, l'Espagne a vu se tenir un rassemblement des partis progressistes, visant à défendre les idéaux démocratiques, contrastant fortement avec les enjeux soulevés à Milan. Les voix s'élèvent partout en Europe, cherchant à rétablir un équilibre entre les valeurs démocratiques et les aspirations nationalistes.







