L'État-major des armées françaises a récemment assure que le groupe aéronaval français (GAN) n'a pas été confronté à une situation de crise suite à une opération médiatique sur un de ses navires. En effet, un simple traceur coûtant 5 euros, glissé dans une carte postale, a permis à un média néerlandais de localiser l'Evertsen, un navire de guerre hollandais ayant pour mission de protéger le porte-avions Charles de Gaulle, actuellement en déploiement.
Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, où la présence de la France est renforcée, cette découverte a suscité des inquiétudes. Toutefois, le ministère néerlandais de la Défense a rapidement éclairci les faits, soulignant que le traceur avait été découvert lors du tri du courrier, après le départ du navire. Bien que la frégate ait pu être suivie, ce dernier n'aurait pas posé de risque opérationnel, selon les autorités néerlandaises.
Un porte-parole de la Défense a mentionné qu'après cet incident, des changements seraient appliqués à la marine de guerre. Désormais, l'envoi de cartes de vœux avec des appareils électroniques à bord de l'Evertsen est prohibé, et les directives sur la sécurisation du courrier militaire seront réexaminées, sans pour autant abandonner les envois.
Du côté français, la réaction a été plus pondérée. L'État-major a confirmé l'incident en clarifiant la stratégie adoptée lors de telles missions. « Ce dispositif (le traceur) n’a fonctionné que tant que le bâtiment se trouvait à portée GSM des côtes », a-t-il affirmé. Il a expliqué que le GAN est délibérément repérable lorsqu'il évolue près des côtes, et que le dispositif utilisé ne fait que valider ce que des jumelles de haute performance pourraient déjà détecter.
« Ne pas compromettre les opérations »
« Lorsque le navire et son escorte cherchent à diminuer leur visibilité en s’éloignant des côtes, ce type de tracker ne fonctionne plus », rappelle-t-on au sein de la marine. De plus, de nombreux navires de guerre sont construits comme des cages de Faraday, bloquant ainsi les signaux GSM à l’intérieur. L’armée française qualifie cette communication révélée par les médias de « spectaculaire », mais souligne que le dispositif ne représente pas une innovation majeure.
« Nous tenons à la sécurité de notre personnel et restons vigilants afin de ne pas compromettre nos opérations, tout en respectant les protocoles qui en garantissent la sécurité », conclut l'État-major dans sa réponse aux médias, dont le Parisien.







