Le Rassemblement national a tenu son traditionnel meeting du 1er mai à Mâcon, une rencontre marquée par l'absence de décision définitive quant à sa candidature pour la présidentielle de l'an prochain. Cette édition, qui s'est éloignée du défilé parisien instauré par Jean-Marie Le Pen, s'est déroulée dans une ambiance tendue, alors que le destin de Marine Le Pen demeure suspendu à une prochaine décision judiciaire.
Jordan Bardella, président du RN, et Marine Le Pen, présidente d'honneur, partageaient la scène, une première depuis le dernier scrutin municipal. Leur intervention commune à la grande salle du Spot, d'une capacité de 5 000 places, pourrait bien être la dernière avant un été crucial ; en effet, la cour d'appel de Paris rendra son verdict le 7 juillet concernant les procédures entourant Marine Le Pen.
Jordan Bardella vise les prétendants à l'Elysée
Sur la scène, Bardella a lancé des critiques acerbes à l'encontre de figures politiques telles que Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau, les qualifiant d'incapables à devoir se représenter. "Ils devraient se couvrir la tête de cendres et demander pardon au peuple français", a-t-il déclaré, ajoutant avec insistance : "On ne peut pas reconstruire un pays avec ceux qui l'ont détruit".
De son côté, Marine Le Pen a exprimé son souhait de se retrouver en finale lors de l’élection présidentielle de 2027, visant un affrontement avec le bloc central, tout en mentionnant qu'Édouard Philippe pourrait être un candidat redoutable de ce côté-là, à condition qu'il réussisse à s'unir derrière une candidature commune.
Les tensions étaient palpables non seulement sur la scène du meeting, mais aussi en dehors, où de nombreux opposants se mobilisaient. Selon France 3, la journée a été marquée par des slogans dénonçant la haine associée au RN.







