Le président américain a signalé, samedi, son intention de diminuer considérablement le nombre de soldats américains en Allemagne, après l'annonce d'une réduction de 5 000 militaires. Cette décision suscite des contestations même au sein de son propre parti, comme l'indique la presse internationale.
L'Allemagne s'est réveillée ce samedi avec la nouvelle que les États-Unis projettent de réduire leur présence militaire sur son territoire. Ce retrait de 5 000 soldats a suscité une colère accrue de la part de Trump, note la Süddeutsche Zeitung. Le président républicain a depuis renforcé ses menaces, déclarant : "Nous allons réduire bien davantage et nous réduisons bien plus que 5 000", rapportait The Hill.
Le retrait que prévoit le Pentagone devrait s'effectuer dans les "six à douze mois" à venir, affectant environ 15 % des 36 000 soldats actuellement basés en Allemagne.
Des implications économiques notables
La décision a suscité une inquiétude palpable parmi les populations locales dans les villes allemandes qui abritent des troupes américaines, comme l’a rapporté la Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Les alliés américains, qui soutiennent souvent l'économie locale, vont-ils nous abandonner?" s'interrogent les citoyens.
À Landstuhl, une ville en Rhénanie-Palatinat, qui abrite la plus grande communauté militaire américaine hors des États-Unis, l'annonce a provoqué un choc. Selon Nadine Firmont, une habitante, "C'est comme une bombe qui tombe sur notre communauté. Nous aimons nos Américains ; ils enrichissent notre ville, nous apportent diversité et vie." Elle redoute les conséquences économiques d'un tel retrait.
Une décision contestée chez les républicains
Si ces annonces inquiètent l'Europe, "la responsabilité du problème pourrait désormais résider en grande partie chez les Américains eux-mêmes", souligne la Süddeutsche Zeitung. Plusieurs figures influentes du Parti républicain, y compris les présidents des comités des forces armées, ont exprimé leurs réticences. Selon Mike Rogers et Roger Wicker, il est "très préoccupant qu’un signal erroné soit envoyé à Vladimir Poutine."
Les deux responsables avertissent que réduire la présence militaire avant que les alliés ne soient pleinement préparés pourrait nuire à la dissuasion nécessaire en Europe.







