Au lendemain du lancement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2027, le député socialiste Jérôme Guedj a exprimé de vives inquiétudes lors de son intervention le 4 mai. Selon lui, un affrontement entre le leader de La France insoumise (LFI) et le candidat du Rassemblement national (RN) garantirait une victoire pour ce dernier.
Un « non-événement » pour Guedj
Interrogé sur TF1, Guedj a qualifié cette candidature de « non-événement », soulignant une rupture entre Mélenchon et les attentes de la gauche. Ancien membre proche de LFI, il reproche à ce dernier de ne plus incarner le choix naturel de la gauche pour l’avenir politique de la France. Guedj affirme que si Mélenchon atteint le second tour, il est presque assuré que le candidat du RN, qu'il s'agisse de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella, l'emportera.
Les défis d'une gauche divisée
Dans ce contexte, une partie de la gauche tente de construire une alternative viable. Bien que Mélenchon manifeste sa détermination à aller de l’avant, ses alliés politiques s’inquiètent d'une dilution des voix. L'idée d'organiser une « primaire unitaire » commence à émerger parmi ceux qui cherchent à désigner un candidat commun, mais se heurte à des refus, notamment de Mélenchon lui-même, mais aussi de personnalités comme Raphaël Glucksmann et du Parti communiste, qui se montrent réticents à une telle initiative. Au sein du Parti socialiste, le Premier secrétaire Olivier Faure reste dans une attitude attentiste, sans indication claire sur l'engagement de son parti dans cette démarche de choix d'une candidature unique.







