L'enquête portant sur des allégations de corruption sexuelle impliquant Jean-Félix Acquaviva, un allié de Gilles Simeoni, prend un tournant significatif. Les dernières avancées ont permis d'identifier la victime supposée des agissements du président de l'Office des Transports.
Dans la région, ce scandale est désormais désigné comme l'affaire Acquaviva. Récemment, une jeune femme, qui se faisait appeler Caroline, a révélé sur le forum de la radio Ici RCFM avoir été victime d'un chantage à l'emploi impliquant des échanges de faveurs sexuelles. Sous couvert d'anonymat, elle a évoqué d'autres potentielles victimes, instaurant ainsi un climat de tension autour des ambitions politiques d'Acquaviva.
Le 4 mai, lors de l'élection à la présidence, Acquaviva a été écarté au profit de Gilles Giovannangeli, mais l'enquête se poursuit. Les policiers de la PJ de Bastia ont perquisitionné les locaux de la radio et ont saisi des enregistrements permettant d'identifier l'auteure du témoignage. Cette dernière aurait confirmé ses accusations et porté plainte contre Acquaviva, contribuant ainsi à l'escalade de la situation.
Le parquet de Bastia, par la voix du procureur Jean-Philippe Navarre, reste néanmoins avare en commentaires, soulignant la sensibilité de ce dossier qui ternit l'image du clan Simeoni. "Chaque nouvelle révélation semble créer des vagues dans la politique insulaire", a déclaré un militant anticorruption de l'île. Ce dernier suggère que les possibles motivations derrière cette affaire pourraient même émaner du clan Simeoni lui-même, estimant qu'Acquaviva pourrait être perçu comme un concurrent trop ambitieux.
Les répercussions de cette affaire sont amplifiées par d'autres problèmes judiciaires au sein de l'entourage de Gilles Simeoni. Louis Pozzo di Borgo, président de la Communauté d'agglomération de Bastia, est sous enquête préliminaire pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Pourtant, cela n'a pas empêché son réélection, soulignant une résilience politique face aux affaires judiciaires.
La saga judiciaire se complexifie avec des allégations de fraude électorale en cours, visant des membres du parti Siméoniste. L'apparition d'une nouvelle figure, Caroline, amène également des interrogations sur la véracité des accusations. Laetizia Constantini, de l'association Donne di Corsica, a exprimé des réserves sur la matérialité des faits et a lancé un appel à d'autres témoins, à ce jour sans succès.
Tout en étant entendu par la police suite à sa plainte, Acquaviva maintient son innocence. "Ces allégations sont totalement fausses", a affirmé son avocate, Maître Cynthia Costa-Sigrist, ajoutant qu'elle envisagerait une action en diffamation contre les accusateurs.
Cette affaire ouvre un chapitre troublant dans l'histoire politique corse, mêlant enjeux de pouvoir et controverses personnelles, tandis que chacun attend de suivre l'évolution de cette enquête.







