Lors d'une conférence de presse, Emmanuel Grégoire, le nouveau maire PS de Paris, a exposé son plan ambitieux visant à transformer la capitale en un lieu plus accueillant et mieux entretenu. Parmi ses idées phares, il prévoit d'intervenir sur un millier de "points noirs" où l'espace public est en dégradation, notamment dans des zones très fréquentées comme le Champ-de-Mars ou les quartiers de Château-Rouge et Barbès. Selon lui, ces mesures répondent à une forte demande des Parisiens pour une ville plus agréable au quotidien.
Grégoire affirme : "Les Parisiens aspirent à une ville propre, sûre et plaisante à vivre". S'appuyant sur une cartographie précise, il vise à mettre en œuvre des interventions localisées et plus efficaces, en collaboration avec les maires d'arrondissements. Dans une interview accordée au Figaro, il a souligné l'importance de coordonner les travaux pour minimiser les désagréments, tout en proposant des chemins sûrs durant les chantiers et en assurant une meilleure communication avec les riverains.
Le maire souhaite également lutter contre les incivilités du quotidien, notamment les ventes à la sauvette ou les terrasses non conformes. En visant une sécurité optime pour les piétons, Grégoire place cette priorité devant celle des cyclistes, en déclarant son intention d'atteindre "zéro mort, zéro blessé" sur les routes de Paris.
Un élément central de son agenda est le concept de "droit au beau", qui inclut un accent particulier sur l'esthétique des façades, des matériaux et du mobilier urbain. Pour mettre en pratique ce plan, une déléguée générale au design et à l'esthétique sera nommée, avec pour mission de renforcer l'identité visuelle de la ville. Ce projet s'inscrit également dans la continuité des efforts d'Anne Hidalgo, mais avec une plus grande attention à la qualité des réalisations.
Cependant, ce projet a suscité des critiques. Des élus de l'opposition, comme Emile Meunier des "Verts populaires", qualifient cette annonce de "catalogue de bonnes intentions" très similaire à ce qui avait été proposé auparavant. Grégory Canal, un autre membre de l'opposition, affirme que la nomination d'une déléguée à l'esthétique est un aveu d'échec de la précédente administration.
Le maire a déclaré qu'il cherche à équilibrer ses engagements avec un budget de l'espace public évalué entre 3,3 et 3,5 milliards d'euros, tout en prévenant que sans une ligne budgétaire claire, les promesses restent vaines. La présentation de ce projet est attendue lors du prochain Conseil de Paris, ce qui pourrait apporter des précisions sur son financement.







