Dans un entretien accordé au Figaro, Gabriel Attal a déclaré que la mort de la jeune Lyhanna, dont le corps a été retrouvé dans un silo agricole, aurait pu être évitée si le système judiciaire avait fonctionné de manière efficace. "L’État a failli dans cette affaire. La responsabilité première de l'État est de protéger les Français, surtout les plus vulnérables", a-t-il souligné.
Le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà été signalé à plusieurs reprises avant la disparition de Lyhanna, mais aucune action judiciaire n'avait été entreprise à son encontre. D’ailleurs, plusieurs plaintes avaient été déposées pour des actes de violences sexuelles qu'il aurait commis. Ce silence judiciaire attise la colère du public, qui réclame des comptes.
Les Français ont le droit de savoir ce qu’il s’est passé
Attal a également déclaré : "Tous ceux qui ont exercé des responsabilités doivent réfléchir à ce qui a été fait ou non pour que la justice puisse accomplir sa mission". Depuis l'annonce de ce drame, les critiques affluent contre le gouvernement et les institutions judiciaires pour leurs lenteurs et leurs dysfonctionnements.
Dans le même entretien, l'ancien Premier ministre a proposé de créer un service de renseignement spécifique sur la pédocriminalité et d'ériger un parquet national dédié, tout en suggérant que les pédocriminels soient fichés de la même manière que les suspects de terrorisme. "Il faut aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes", a-t-il déclaré, appelant à une réforme d'urgence dans la lutte contre ce fléau.
Les associations, telles qu’Innocence en Danger, appellent également à la création d’une commission d’enquête pour examiner la façon dont les affaires de crimes sexuels ont été gérées au cours de la dernière décennie. Attal, prenant position pour cette initiative, insiste sur l'importance d'éclaircir la vérité et d'en tirer les conséquences pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.







