"Adieu esprit de défaite !" s'est exclamé Raphaël Glucksmann lors de son premier meeting à Aubervilliers, marquant sa détermination à se présenter à la présidentielle. Il a lancé un appel aux socialistes et écologistes pour les inciter à le rejoindre dans sa quête.
L'eurodéputé, qui souhaite se déclarer officiellement candidat d'ici trois mois, a tenu un discours ambitieux alors qu'il cherche à créer une dynamique autour de sa candidature, une semaine après un important rassemblement du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a réuni 26 000 personnes à Saint-Denis selon ses soutiens.
Les équipes de Glucksmann ont revendiqué entre 3 000 et 4 000 participants, un chiffre qu'ils jugent impressionnant pour un parti en quête de puissance. Sacha Houlié, député ex-macroniste, a déclaré : "Dans notre espace politique, personne ne pourra faire mieux".
Affichant une ligne sociale-démocrate et pro-européenne, Glucksmann s'est positionné en opposition aux insoumis et se place parmi les favoris avec environ 12% des intentions de vote. Il a souligné que "le prochain président de la République a une mission sacrée : redonner à la France sa souveraineté et sa liberté".
Le candidat a promis de placer "la libération écologique" au cœur de son action, critiquant Emmanuel Macron pour son absence de compréhension des enjeux écologiques. Il a également mis l'accent sur la souveraineté numérique comme "le grand combat anticapitaliste" pour la gauche, identifiant Elon Musk et d'autres figures du capitalisme comme des adversaires à combattre.
Glucksmann, qui souhaite revendiquer le drapeau français, s'est engagé à "assumer la bataille du patriotisme" et a voulu contrebalancer les accusations de dérive vers le centre. Il a promis d'élever les conditions de travail et d'augmenter les salaires comme prioritaires pour 2027, tout en introduisant la question de la taxation des grandes successions.
Parmi ses propositions concrètes, il a évoqué l'accès à une voiture électrique pour les classes modestes à un loyer de 100 euros par mois.
Glucksmann a martelé l'importance de remporter les élections de 2027, affirmant que "notre gauche sera à la hauteur de l'histoire" et qu'elle doit se rassembler au-delà des différences.
Lors de cet événement, plusieurs figures socialistes étaient présentes, comme Carole Delga, Laurence Rossignol et Michaël Delafosse, tous adversaires de l'idée d'une primaire comme le propose le Premier secrétaire Olivier Faure. On notait également la présence d'anciens ministres et personnalités médiatiques comme Bernard Kouchner et Anne Sinclair.
Cependant, des absents notables comprenaient Olivier Faure et l'ancien président François Hollande, qui observe la situation de près. Boris Vallaud, également absent, avait pourtant coopéré avec Glucksmann sur un projet pour 2027.
Le sénateur écologiste Yannick Jadot, présent dans la salle, a déclaré : "Raphaël est le moins mauvais des candidats à gauche pour porter nos idées. L'enjeu, c'est qu'il devienne le meilleur".







