Glucksmann a pour ambition de "défier les pronostics et ramener la gauche au pouvoir". Lors de ce premier meeting majeur aux Docks d'Aubervilliers, il a détaillé son programme en une heure, abordant des thèmes cruciaux pour l'avenir politique de la France.
Rendant hommage à Lyhanna, une collégienne tragiquement disparue, Glucksmann, bien qu'encore non candidat officiel à la présidentielle, a annoncé ses priorités et proclamé que l'élection de 2027 serait unique.
S'opposant fermement au Rassemblement National et à La France Insoumise, il a esquissé la vision d'une gauche rénovée qui prône la pérennité des services publics, une taxation des plus riches, ainsi qu'un engagement fort envers l'écologie, tout en préconisant des réformes pour lutter contre les inégalités. Selon lui, il est primordial de réinvestir dans la recherche scientifique et de défendre la liberté technologique de la France.
Pour Glucksmann, "le prochain président devra redonner à la France sa liberté et sa souveraineté", tout en préparant le pays face aux dangers qui pèsent sur l'Union européenne. Il a également exprimé des préoccupations concernant les restrictions énergétiques, industrielles et technologiques qui, selon lui, entravent l'épanouissement des Français.
Critiquant la politique écologique du président Emmanuel Macron, il s'est engagé à faire de la transition écologique une priorité, non seulement pour le climat mais aussi pour garantir l'indépendance et le pouvoir d'achat des citoyens français.
Un objectif : gagner en 2027
Devant environ 4 000 personnes, Glucksmann a confirmé son intention de "gagner en 2027". Il a insisté sur le fait que les électeurs n'allaient pas désigner des figures du précédent gouvernement et a évoqué avec ironie la mémoire des anciens Premiers ministres qui ont servi sous Macron.
Il a affirmé que la jeune génération ne souhaite pas voir un retour à la présidence de personnalités comme Jean-Luc Mélenchon. Alors qu'il se projette vers l'avenir, il aspire à établir une gauche inclusive qui réparera plutôt que de détruire et qui rassemblera pour éviter la montée au pouvoir de personnalités comme Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Une lutte contre des adversaires identifiés
Glucksmann a également pris le temps de désigner des "ennemis" clairs de sa lutte : des figures comme Elon Musk et Sam Altman, évoquant la problématique de la domination technologique sur la vie quotidienne des citoyens. En écho à François Hollande, il considère ces acteurs comme des menaces pour l'autonomie et les valeurs démocratiques en France.
Pour conclure, le presque candidat a souligné que ces affrontements ne sont pas seulement politiques mais touchent à la façon dont la vie privée, les données personnelles et l'intégrité des citoyens sont gérées dans un monde digitalisé. La communauté et les experts rejoignent Glucksmann dans cette analyse, mettant en garde sur les conséquences de la monopolisation des technologies sur les libertés individuelles.







